Tours, le 06/10/2026
Les associations vont mal. Il y a un an déjà, à Tours comme ailleurs, elles ont sonné l’alarme avec
des manifestations de rue sous le slogan : « Ça ne tient plus ! ». C’était si vrai qu’une nouvelle
mobilisation nationale est organisée la semaine du 12 au 17 octobre prochains, avec un temps fort
le jeudi 15 et cette fois sous le slogan « Et si nous arrêtions vraiment ? » Faute de financements
en effet, un certain nombre d’associations vont devoir jeter l’éponge, réduire drastiquement leurs
activités, licencier leurs salariés quand elles en ont. Quand ce n’est pas déjà fait ! Et les prévisions
budgétaires pour 2027 ne laissent aucune perspective d’amélioration, bien au contraire, en
particulier dans le secteur social – et notamment l’hébergement d’urgence – mais en réalité pour
toute l’économie sociale et solidaire.
C’est une mobilisation sous l’égide des principales fédérations FAS (Fédération des Acteurs de la
Solidarité), UNIOPSS (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs
sanitaires et sociaux) et du Mouvement associatif.
Entraide et Solidarités en tant que membre, y participe. « Et si nous arrêtions vraiment» est
évidemment une menace, mais un mot d’ordre inapplicable pour ce qui nous concerne. Nous
n’allons pas mettre à la rue les centaines de personnes que nous hébergeons, soignons,
accompagnons, formons, ni mettre au chômage nos 250 salariés.
Mais oui, « on arrête » de faire comme si tout allait bien,
de fermer les yeux sur le durcissement des politiques sociales,
de « bricoler » des solutions sans en avoir les moyens,
de subir les impératifs et les volte-face des politiques publiques,
de faire fonctionner certains de nos services en avançant de l’argent aux institutions,
on arrête de demander toujours davantage à nos salariés…
Mais « on continue », bien sûr, de faire le maximum pour les personnes accueillies,
de faire connaître les besoins, en particulier de logements,
de revendiquer des financements à la hauteur nécessaire,
d’entretenir et d’améliorer les conditions d’accueil et de travail,
d’identifier et de mettre en œuvre les économies possibles,
de rechercher des financements complémentaires pour apporter un « plus» aux bénéficiaires,
bref, on continue le travail entrepris voilà bientôt 80 ans en Indre-et-Loire, avec toujours
l’indispensable concours des bénévoles et la confiance de nos partenaires.





