« Zéro enfant à la rue » doit devenir une priorité nationale !

« Zéro enfant à la rue » doit devenir une priorité nationale !

Pour la huitième année consécutive, la Fédération des Acteurs de la Solidarité et l’UNICEF viennent de publier leur baromètre « Enfants à la rue ». Au niveau national, à la veille de la rentrée scolaire, au moins 2 355 enfants, dont 514 de moins de 3 ans, se sont retrouvés sans solution d’hébergement après un appel au 115 (plus 42% en trois ans).

En Centre-Val de Loire, fin août, ils étaient 80 à passer la nuit à la rue, dont 11 de moins de 3 ans. Un chiffre en hausse  de 16 % par rapport à 2025 et de 105 % par rapport à 2022. Un constat plus qu’alarmant. Derrière ces chiffres, ce sont des enfants privés de sécurité, de stabilité, de conditions de vie dignes et de leurs droits fondamentaux. Ces chiffres ne sont pas exhaustifs : de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le 115 ou renoncent à appeler. Les mineurs non accompagnés sans abri ainsi que les familles en squats ou bidonvilles ne sont pas comptabilisés.

Les conséquences du sans-abrisme sur la vie et le bien-être des enfants sont dramatiques : dégradation de leur santé physique et mentale, isolement social, exposition à la violence, difficultés de scolarisation. Certains le paient même de leur vie : en 2025, 14 enfants de moins
de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans sont morts  « de la rue ».
La promesse de mettre fin au sans-abrisme n’est pas récente. À chaque échéance électorale, elle est renouvelée sans jamais être atteinte.
Faut-il y voir des promesses intenables ? La FAS et l’UNICEF France ne s’y résolvent pas : « ce baromètre témoigne de l’échec d’un double quinquennat, qui s’était pourtant fixé l’objectif de « zéro enfant à la rue. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, cette situation ne peut plus être reléguée au second plan. La lutte contre le sans-abrisme infantile doit devenir une priorité nationale et un engagement pour les futur·es candidat·es. Des solutions existent. Nous appelons à des réponses durables, ambitieuses et à la hauteur de l’urgence… ». Nos organisations y seront attentives. Dans l’immédiat, pour que localement l’ensemble des acteurs et partenaires puissent répondre aux besoins nous demandons : une loi de finance rectificative pour 2026 afin de maintenir les capacités du parc d’hébergement, la création de 10 000 places supplémentaire, et de sécuriser les mesures permettant de financer la production de logements sociaux